Edouard Charles Hubert de Montpezat
Plasticien apocalyptique et rupestre
Contact :
Portable : 06.06.79.13.48
E.mail : e.ch.h.de.m@free.fr
Plasticien, j’aborde avec sérénité et sagesse la soixantaine naissante.
Après de nombreux salons et expositions, je me livre à présent pleinement à mon Art, libéré de toutes contraintes professionnelles.
Pour moi, tout est art :
Matières malléables et dociles ou résistantes et capricieuses.
Je tente de faire part de mes angoisses mais surtout de mes espérances malgré un chaos programmé.
Toute ma philosophie se résume à un vers persan :
Ex nihilo nihil
Rien n'a été tiré de rien.
Rien n'a été crée, mais tout ce qui existe,
existait déjà en quelque manière,
de toute éternité.
Traduction : (si nécessaire)
Ex nihilo nihil
Rien n’a été tiré de rien.
Rien n’a été crée, mais tout ce qui existe, existait déjà en quelque manière, de toute éternité.
Plasticien futuriste et lucide, je tente de faire admettre l’inéluctable et m’efforce d’espérer le renouveau mais non la résignation, me conformant au précepte perse auquel je tiens tant :
Ex Nihilo Nihil.
... Bienvenue dans mon Monde !!!
...
L'ART RUPESTRE, un art difficile ?
Que nenni rétorquerais-je !...
Je vais de séant vous liver en toute simplicité et de par le menu, quelques-uns de mes petits secrets pour lesquels je vous demanderai de ne piper mot (dans le cas contraire, j'en serais fort marri).
On entend dire ici et là que je suis Le Spécialiste de cet art pratiqué il y a pourtant des milliers d'années. Certes, ne nous voilons pas la face, c'est chose évidente et en toute modestie, je suis en plein accord avec ce judicieux jugement.
En tout premier lieu, il est indispensable de bien préparer son sujet. S'agira-t-il d'un bison frisé ? D'une tortue musquée ? Ou plus prosaïquement d'un primate s'accouplant par résignation avec sa femelle rayonnante de bonheur et de reconnaissance ? Bref, une fois le choix fait, il s'agit à présent de choisir les outils adéquats au chef d'oeuvre annoncé. Le choix est aisé et relativement peu onéreux.
Un bon magasin de bricolage fera l'affaire : un burin, un marteau ou un démonte pneu (pour les grosses pièces) et enfin une valise relativement robuste et vous voila paré. Il s'agit à présent de se rendre sur place. J'insiste sur ce point mais ceci est indispensable. Tout d'abord, il faut se rendre à la gare la plus proche de votre domicile, ce dans la mesure du possible. Il ne vous reste plus qu'à prendre un billet de train, allé et retour, direction : Lascaux. Certes, certains esprits chagrins trouveront l'entreprise fastidieuse voire périlleuse, vu le nombre de correspondances ferroviaires et chemins de traverses à parcourir. Mais je vous rassure de suite : nos machines à vapeur sont sûres de nos jours et même les chemins vicinaux sont surveillés en permanence par la toujours bienveillante maréchaussée. De toute façon, cette démarche est essentielle. Sinon, c'est bien simple : pas de peinture rupestre ! Une fois sur place, le père Mathieu, un grotteux comme l'appelle les gens du pays, que vous aurez contacté quelques jours auparavant, sera votre contact. Moyennant quelques euros, il vous guidera à l'endroit convoité. En effet, ouvrons, si vous le voulez bien, une parenthèse. Le père Mathieu, sous son air bourru et crasseux, cache un coeur simple, pour lui, selon ses dires, le bonheur réside en bien peu de choses : " Une femelle, une chique, du rouquin, un câlin et tout va bien ". Telle est sa devise. L'heureux homme point corrompu par nos turpitudes citadines ! De surcroît, si vous lui glissez dans la poche quelques cigarettes dont la composition n'est pas celle préconisée par Monsieur Jean Nicot (1530 - 1600), il vous indiquera la bonne grotte. En effet, attention au piège !!! Il y a deux grottes : la vraie et bien évidement, la fausse. Voilà, à présent, vous êtes à pied d'oeuvre. Selon votre choix, vous avez disons entre dix minutes et trois heures pour prendre possession de votre chef d'oeuvre qui est là devant vos yeux ébahis. C'est là que le bon choix de vos outils se révèle déterminent.
Voilà, il ne vous reste plus qu'à repartir vers le nid douillet de votre atelier et de présenter à divers salons qui seront émerveillés par de tels chefs d'oeuvre, le fruit de votre labeur.
Texte : Edouard Charles Hubert de Montpezat.
Extrait de son oeuvre littéraire : "Je suis un Génie, alors pourquoi tant de haine?"
Pourquoi Demestrios l'Ancien est-il devenu célèbre ?
Né un 14 juillet, ce qui est un signe tout de même, convenons-en. Il était d'un esprit rebelle. Les plus grands de par le monde venaient lui demander conseils. A quelle que question que ce fût qu'on lui posât, il répondait inéluctablement :
"Cherche mon gars et tu trouveras !"
Le proverbe ne dit-il pas ... ?
Quelle sagesse dans cette réponse ! Ah, philosophie quand tu nous tiens ...
Dès qu'il fut en âge de raison, vers les trente cinq ans, il entreprit de parcourir le vaste monde qui, rappelons-le pour les ignares, était plat, ce qui facilite tout de même les choses pour le transport des biens et personnes. Sa première et ultime destination pour respecter la tradition familiale, fut la Grèce. En effet, ses aïeux avaient accompli ce long périple et étaient revenus joyeux avec pleins de bonnes choses dans leurs sacoches. L'un d'eux avait pris le patronyme "Demestrios" en souvenir de ce pays fabuleux et surtout pour taquiner les voisins jaloux et envieux comme ... des voisins. La famille avait donc abandonné son nom d'origine : MARTINUS (*), nom qui pourtant en vaut bien un autre et sans doute promis à un bel avenir.
Arrivé ches les Hellènes (**), il rencontra Platon qui lui apprit peu mais lui proposa beaucoup ... Obséquieux, celui-ci lui fit un cadeau qui allait bouleverser sa vie : une tablette perse sur laquelle était gravée au
" Platon, dit Tonton (ou Tata selon les circonstances) devant l'air dubitatif de Demestrios, lui offrit également, le premier dictionnaire dédicacé Perso-Gréco-Boulinois en trente volumes, le tout en argile modelée à la main et doré à l'or fin (***). Afin de fêter son retour, Platon offrit un dernier verre à Demestrios. Celui-ci leva son verre et afin de démontrer ses connaissances historiques, il dit ses mots désormais célèbre : " C'est bon mais c'est chaud" (périphrasant ainsi Socrate buvant sa ciguë). Le voyage du retour fut rude malgré la platitude de notre planète qui, à cette époque, rappelons-le pour les lecteurs qui ont les neurones qui fonctionnent au ralenti, était toujours plate. A destination, épuisé mais heureux, il passa le restant de son existence à tenter de décrypter le message perse. Tout d'abord, il crût comprendre :
Rien = Rien
Rien + Rien = Rien
Mais alors, qu'aurait pu signifier moins que rien ?
Bien plus tard, il découvrit ce qu'avait compris bien après lui, un pseudo scientifique français bien oublié de nos jours : Antoine Laurent de Lavoisier (1743 - 1794)? Incompris par ses pairs, ceux-ci coupèrent court sa carrière. Mais ceci est une autre histoire sans intérêt.
Revenons à notre philosophe qui après tant de tâtonnements avait fini par traduire :
Au recto :
"Rien n'a été tiré de rien.
Rien n'a été crée, mais tout ce qui existe, existait déjà en quelque manière de toute éternité. "
Et au verso :
"La fin est proche, plus que trois ou cinq milliards d'années ...
Méditons, il est temps
Made in Perse 485 avant J.C (****)
Il mourut le 17 juillet 327 avant J.C, à l'âge de 102 ans et quatre jours ayant consacré sa vie à "RIEN".
Dans un dernier sursaut de vie, il bondit sur son lit et hurla ce mot désormais historique :
"BOUM"
Prémisse sans doute de la fin du monde prochaine.
A titre anecdotique, sa dépouille aurait été coulée dans l'un des piliers nord du lavoir de Boulinum.
Aucun élément historique ne confirme cette thèse. Cependant, on murmure en milieu autorisé que des crédits seraient prochainement votés pour organiser des fouilles, ce qu grand émoi des autochtones.
Lexique
(*) MARTIN en français moderne
(**) Nom des Grecs. Nous ignorons pourquoi.
(***) Edition 392 avant J.C
(****) Demestrios traduit -JC par J.C mais est-ce bien exact ?
Extrait (page206) de l'ouvrage du célèbre auteur Edouard Charles Hubert de Montpezat : "Mes potes les Génies et les autres"
